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La colonisation de RTL GroupL'assemblée générale de RTL Group du 21 avril dernier avait décidé d'un dividende net 2003 de EUR 0,64 par action. Le PV de cette AG a été envoyé aux actionnaires avec les motivations de certains votes. A méditer. JOSY BARTHOL Lors de cette assemblée générale, le président d'Audiolux, Gaston Schwertzer, n'avait pas gardé sa langue en poche, on s'en souvient. Parlant au nom de sa propre société (Audiolux), de BGL Invest Partners et de l'asbl Investas, il a voté contre l'approbation du rapport du conseil d'administration, contre l'approbation des comptes annuels et consolidés et contre la décharge a donner aux administrateurs. La motivation de ces minoritaires a été clairement
exposée: - quant au rapport du conseil d'administration et quant à la décharge, «il est apparu que le conseil d'administration, au cours de l'année, a failli à nouveau à ses devoirs et obligations, notamment dans la sauvegarde des intérêts légitimes des actionnaires autres que Bertelsmann.» II rappelle que lors de l'assemblée générale de 2002 déjà, les actionnaires minoritaires (Audiolux, BGL IP et Investas) avaient reproché au conseil de s'être montré «indfférent à la méconnaissance du droit des actionnaires à un traitement égal, tel que le Code de conduite européen 1 aurait exigé, lors de l'échange de la participation de GBL en actions Bertelsmann et en rapport avec la prime de contrôle attribuée à GBL dans cette opération.» Actionnaire de contrôle II revient sur les engagements pris envers le gouvernement luxembourgeois par le conseil d'administration de RTL Group et des promesses répétées au public de maintenir cette autonomie et de réaliser un free float de 15%. «Une fois de plus, le conseil d'administration a donc assisté,
impuissant et passif, à la colonisation de RTL Group par Bertelsmann
alors qu'il lui aurait appartenu de maintenir la cotation des actions
aux trois Bourses et d'en accroître la diffusion», estime
t il, en regrettant que «les administrateurs de RTL Group qui
représentent GBL et Bertelsmann n'aient pas pris conscience
des conflits d'intérêts dans lesquels ils se sont ainsi
à nouveau trouvés.» La suite de ce dossier se trouve entre les mains de la justice. |